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Pas de pensée, pas de « clinique », quel savoir ?Ou quand le signifiant lâche le sujet,

Cartel du 27 Février 2019

L’acte psychanalytique, séance du 20 Mars 1968


Le signifiant ne peut pas épingler le sujet de manière fiable, donc le savoir est impuissant.


Ce qu’énonce Lacan s’accorde à l’effet sujet du langage donc ce qu’il énonce ne peut être identifié à une pensée, telle celle qui préside à l’action, à l’image de la technique artisanale.


Le modèle de l’analyse est plutôt celui de l’art pictural, non comme art ou technique, mais comme instauration d’une scène, donc d’un rapport structural à la fonction de l’objet a.


Dans sa langue tout est effet car tout est aimanté par la notion de cause.


D’où le passage au réel comme index de vérité et le savoir comme savoir de la structure.






Le signifiant ne peut pas épingler le sujet de manière fiable. D’où l’impuissance du savoir.


1. (116) De l’acte « sans qualification », que Lacan ne va pas tout de même pas appeler « humain », nous pouvons évidemment penser (cf phrase d’accroche de la séance) qu’il est lié à la nomination. Le « Tu es ma femme » (pas de « Tu es mon homme », sauf chez Blier, et avec un talent insurpassable, car l’homme ne semble pas être pour la femme la même chose, symptôme, ou autre, en la même modalité que la femme pour l’homme, cela se serait-il déposé dans l’état-civil ?) implique une mutation subjective mais qui ne réalise pas le sujet femme ou homme. Ou ne devrait pas sinon cela écrase le désir. Dans Mad Men, la femme de Don Draper, n’existe comme personnage à l’écran que comme disparition, écrasement sous le rôle de la femme d’homme qui, de son côté, comme de juste, n’est lui-même que défaillant dans les rôles que cette matrimonie et les femmes et l’état civil lui-même lui attribuent.


2. (118) A un moment de la séance, Lacan fait comme s’il y avait bel et bien « identification de terme » dans la mise en relation du signifiant et du sujet, qui donc a pu penser cela puisque le principe de cette mise en relation est la glissade d’un signifiant à l’autre, depuis clairement le SV il a formulé que le désir court le long de la chaîne, que le phallus court. Ah oui on aurait pu dire (cf Pavlov la bave la trompette le désir du russe etc) mais tout à fait en même temps ça glisse de l’un à l’autre et le chien n’est que salive. C’est intéressant ce changement de perspective : y a ou y a pas fixation ? Depuis le début il dit que ça glisse le long de la chaîne, le sujet est dans le « ne » vienne, la gerbe de Booz tout ça, mais attention nuance : le long de la chaîne c’est métonymique, Booz c’est métaphorique.


Ca pourrait être le levier de la cure : si ça ne pouvait pas courir ça resterait fixé pour toujours. Sans jeu possible, sans cartilage qui articule.


Bref le signifiant est déficient comme représentance (121), pas complémentaire avec le sujet (118). D’où l’impuissance du savoir (118).


Ce qu’énonce Lacan s’accorde à l’effet sujet du langage donc ce qu’il énonce ne peut être identifié à une pensée, telle celle qui préside à l’action, à l’image de la technique artisanale.


Le modèle de l’analyse est plutôt celui de l’art, non comme art ou technique, mais comme instauration d’une scène, donc d’un rapport structural à la fonction de l’objet a.


1. Lacan approfondit l’idée selon laquelle sa pensée n’est pas de la philosophie : ce qu’il énonce n’est même pas de la « pensée » (115), de la pensée telle que les nécrophiles universitaires devraient s’en délecter. Quid de Paris 8 ?


2. Le rapport de l’analyste à son savoir n’est pas celui de l’artisan (121). L’analyste n’est donc pas non plus l’écrivain qui, comme Kundera dans L’art du roman, essaye de « faire parler…l’idée du roman inhérente » à ses romans dans la « confession d’un praticien ». Le roman n’est-il pas lui aussi référé à l’expérience de l’objet a, par exemple comme dans le marin de Gibraltar de Duras : l’écrivain serait comme ce roman qui tourne et tourne et tourne et tourne autour de son objet, ici ce fameux marin ?


3. Lacan pose les Ménines ou la Peinture ou ce qui est mis en jeu dans le tableau ou le Peintre ou ce qu’implique le geste de peindre comme modèle (apologue / exemple / repère) de conduite du psychanalyste (122).


Tout ce qui ressemble au savoir du psychanalyste (« il ne saurait rien instituer du monde de son expérience ») doit présentifier la fonction de son propre regard, mis en « réserve » dans la cure « dans l’opération située dans les quatre murs du cabinet » (122). Est-ce ce que fait Lacan ?


Dans sa langue tout est effet car tout est aimanté par la notion de cause.

D’où le passage au réel comme index de vérité et le savoir comme savoir de la structure.



1. tout est effet : le sujet, mais tout aussi bien le transfert aussi (118).


2. tout est aimanté par la notion de cause.


En effet, l’objet a est :


ce qui produit le « tout » (119)

l’objet du fantasme, qui peut être révélation (121), n’est que hic et nunc (116)

ce que démontre le transfert (118)

ce qui détermine l’analyste dans la cure (118)

la fin de l’analyse, qui produit l’objet, cf annulation de la sublimation (121)

une des raisons du choix de l’instauration de l’acte analytique donc une des raisons de l’installation, cf qu’il ne puisse être nié (122), ce choix est donc un choix d’angoisse ??

ce qui structure le sujet et fournit donc une clinique de l’objet (123 avarice…)






Que la logique soit la voie la plus sûre pour cerner l’effet de sujet (118) parce que les autres sont sourds met notre formation de l’inconscient à l’écoute de la parole lacanienne à rude épreuve.


Séverine Thuet



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